LES DOUZE PETITES VERTUS

Publicado en por Cathédrale de Tunis

Les douze petites vertus

Les douze petites vertus

par s. Marcellin Champagnat

Les petites vertus sont des vertus sociales, c'est-à-dire extrêmement utiles à quiconque vit en société, avec des êtres raisonnables.

Sans elle, ce petit monde où nous vivons ne peut être bien gouverné, et les entreprises, sociétés, familles ou communautés dont nous faisons partie sont dans une agitation et un trouble continuel.

1. L'indulgence, qui excuse les fautes d'autrui, les diminue, les pardonne même très facilement, bien qu'on ne puisse se promettre un semblable pardon pour soi-même...

2. La charitable dissimulation, qui paraît ne pas apercevoir les défauts, les torts, les manquements, les paroles mal placées du prochain, et qui supporte tout sans rien dire et sans se plaindre...

3. La compassion, qui s'approche des peines de ceux qui souffrent, pour les adoucir, qui pleure avec ceux qui pleurent, qui prend part aux maux de tous, et se met en quatre pour les soulager ou les porter soi-même, afin de les diminuer.

4. La sainte gaieté, qui s'approprie de même les joies des heureux pour les accroître, et pour procurer à ses frères toutes les consolations, tout le bonheur de la vertu et de la vie de communauté...

5. La souplesse d'esprit, qui n'impose jamais, sans de grandes raisons, ses opinions à personne, mais qui adopte sans résistance ce qu'il y a de judicieux et de bon dans les idées d'autrui, et qui applaudit sans envie aux découvertes des autres, à leurs sentiments, pour la sauvegarde de l'union et de la charité...

6. la sollicitude, la prévenance, qui prévient les besoins des autres afin de leur épargner la peine de les sentir et l'humiliation de demander assistance; la bonté : de cœur qui ne sait rien refuser, qui est toujours aux aguets pour rendre service, pour faire plaisir et obliger tout le monde...

7. L'affabilité, qui écoute, sans témoigner la moindre peine, les importuns eux-mêmes, qui est toujours prête à venir en aide à ceux qui réclament du secours, qui instruit, sans se lasser et en toute patience, les ignorants...

8. L'urbanité et la politesse, qui portent à prévenir tout le monde par des témoignages de respect, d'égard de déférence et qui cèdent partout le premier rang pour faire honneur aux autres...

9. L'altruisme, la sainte condescendance, qui se prête facilement aux désirs d'autrui, qui s'incline pour complaire à ceux qui sont au-dessous de nous, qui écoute facilement les raisons d'autrui et parait les apprécier bien qu'elles ne soient pas toujours parfaitement fondées.

10. Le dévouement, ou le sens du bien commun, qui porte à préférer les intérêts de la communauté, et même ceux des particuliers, aux siens propres, et qui se sacrifie pour le bien de ses frères et la prospérité de la communauté ou de la société.

11. La patience, qui se tait, qui supporte, supporte toujours, et ne se lasse jamais de faire du bien, même aux ingrats.

L'homme emporté ressemble à un fiévreux; l'homme patient, à un médecin qui modère les accès de la fièvre, et qui rend la paix à ceux qui l'ont perdue par leur emportement...

12. L'égalité d'âme et de caractère, qui fait qu'on est toujours le même, et qu'on ne se laisse pas aller à une folle joie, à l'emportement, à l'ennui, à la mélancolie, à l'humeur, mais qu'on reste toujours bon, gai, affable et content de tout et de tous...

"Mon cher, dit un jour le Père Champagnat, on peut être régulier, pieux, zélé pour sa sanctification, on peut en un mot aimer Dieu et le prochain, sans avoir la perfection de la charité, c'est-à-dire les petites vertus qui sont les fruits, le décorum et la couronne de la charité, et alors il n'y a pas d'union véritable dans les communautés.

La négligence ou l'absence des petites vertus, voilà la grande cause des dissensions, des divisions et des discordes entre les hommes."

 

Le pape Jean Paul II avait dit que s’entraider à porter les charges signifie assumer avec bienveillance les défauts, vrais ou apparents, des autres ; même lorsqu’ils nous dérangent ; et accepter avec plaisir tous les sacrifices que nous impose vivre avec les autres dont la mentalité et le tempérament ne sont pas pleinement compatible avec notre propre façon de voir et juger.

 

J’ai découvert un paradoxe. Si vous aimez jusqu’à la douleur, il n’y a plus de douleur, seulement plus d’amour. » Bx. Mère Teresa  

 

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