SYNODE DES EVEQUES SUR LA FAMILLE

Publicado en por P. Silvio Moreno, IVE

SYNODE DES EVEQUES SUR LA FAMILLE

LE SYNODE DES EVEQUES SUR LA FAMILLE EN 5 QUESTIONS-REPONSES

Qu’est-ce qu’un Synode des Evêques ?

Le Synode des Evêques est une institution permanente de l’Eglise Catholique, instituée par le Bienheureux Pape Paul VI ave le Motu prorpio Apostolica Sollecitudo (15 septembre 1965), afin d’aider de ses conseils le Pape dans le gouvernement de l’Eglise universelle et de mettre en œuvre la plus grande «collegialité» prévue par le Concile Vatican II. Le Synode est convoqué par le Pape et se réuni sous trois formes : Assemblée Générale Ordinaire, Assemblée Générale Extraordinaire et Assemblée Spéciale.

Quelle est l’autorité du Synode des Evêques? Les conclusions du Synode des Evêques ont-elles valeur magistrale? Sont-elles obligatoires pour les fidèles?

Le Synode est une assemblée consultative qui n’a aucune valeur magistérielle. Il n’a pas un pouvoir de décision que dans la mesure où le Pape le lui donne, comme à toute autre assemblée. Mais, en règle générale, le Pape  s’inspire de ses conclusions pour publier une Exhortation apostolique post-synodale, qui propose les conclusions du Synode à toute l’Eglise.

Le Synode des Evêques peut-il changer la doctrine de l’Eglise sur des points relatifs à la foi et à la morale?

Ni le Synodes des Evêques ni aucune autre instance ecclésiale n’ont le pouvoir de changer la doctrine de l’Eglise. A ce propos le Bienheureux Paul VI a dit: L’Eglise « ne cesse pas … de proclamer avec une humble fermeté, toute la loi morale … tant naturelle qu’évangélique. Ce n’est pas Elle qui a créé cette loi; Elle ne saurait, donc, en être l’arbitre; Elle en est seulement la dépositaire et l’interprète, sans pouvoir jamais déclarer licite une chose qui ne l’est pas à cause de son intime et immuable opposition au vrai bien de l’homme» (Paul VI, Humanae Vitae, 25 juillet 1968, n. 18).

Si la doctrine ne peut être modifiée, le Synode peut-il au moins modifier la discipline de l’Eglise en matière de mariage et de famille? 

Le Synode n’a pas le pouvoir de changer la discipline de l’Eglise en matière de mariage et de famille. Seul le Pontife Romain -le Pape- peut le faire, et toujours en accord avec la Vérité de la divine Révélation et le salut des âmes. La discipline ne peut être envisagée comme une réalité purement humaine et variable, mais elle a un sens beaucoup plus étendu. La discipline comprend également la Loi divine –tels les commandements de Dieu- qui ne sont pas susceptibles de changements même s’ils ne sont pas directement de nature doctrinale. La même chose vaut pour toutes les règles de droit divin. Le mot «discipline» a la même racine que «disciple». En effet, la «discipline» comprend souvent tout ce que le chrétien doit croire comme un engagement de vie pour être un fidèle «disciple» de Notre Seigneur Jésus Christ.

Certains affirment néanmoins que le Pape n’a pas convoqué deux Synodes sur la famille juste pour réitérer ce que existe. Sommes-nous, donc, à la veille d’un «tournant pastorale»?

S’il est vrai qu’on ne convoque pas un Synode seulement pour réaffirmer une doctrine, on ne peut pas non plus en convoquer un pour la nier. On doit, donc, éviter certains courants qui osent faire des propositions pastorales qui contredisent la doctrine catholique ou introduire un langage ambigu qui cache les vrais problèmes de la famille et leur véritable solution.

Le Synode des Evêques dans les paroles du Pape François

«Nous devons savoir que le synode n’est pas un parlement, où vient le représentant de telle ou telle Église [...] Non, ce n’est pas cela. Un représentant vient, c’est vrai, mais la structure n’est pas parlementaire, elle est totalement différente. Le synode est un espace protégé afin que l’Esprit Saint puisse œuvrer. Il n’y a pas eu d’opposition entre factions, comme au parlement où cela est licite, mais une confrontation entre évêques, qui est apparue après un long travail de préparation et qui se poursuivra à présent dans un autre travail, pour le bien des familles, de l’Église et de la société. C’est un processus, c’est le chemin [...] Tel est le synode des évêques. Nous le confions à la protection de la Vierge notre Mère. Qu’Elle nous aide à suivre la volonté de Dieu en prenant les décisions pastorales qui aident plus et mieux la famille. Je vous demande d’accompagner ce parcours synodal jusqu’au prochain synode par la prière. Que le Seigneur nous illumine, nous fasse aller vers la maturation de ce que, comme synode, nous devons dire à toutes les Églises. Et à ce sujet, votre prière est importante».

Pape FRANÇOIS, Audience générale du  Mercredi 10 décembre 2014

NOTRE CATHEDRALE, LE SYNODE ET LES FAMILLES

Samedi 3 octobre : 15h30 Patronage et conférence sur la défense de la famille.

Dimanche 4 octobre : Ouverture du Synode

Jeudi 8 octobre : Adoration avec les jeunes à 19h00: les familles et l’eucharistie.

Dimanche 11 octobre : Thème : l’amour des jeunes.

Jeudi 15 octobre : Adoration avec les jeunes : Bx. Epoux Louis et Zélie Martin

Dimanche 18 octobre : Canonisation des époux Martin (petite vidéo avant la messe) Thème : l’amour des époux.

Dimanche 25 octobre : Clôture du Synode des évêques. Thème : l’amour des familles.

Jeudi 29 octobre : Adoration avec les jeunes : Bx. Epoux Quatrocchi Beltrame.

Samedi 31 octobre : 15h30 Patronage et conférence sur les fiançailles et la préparation au mariage.

« Ils ne font plus deux ; ils ne font qu'un ». S. Jean Paul II

« Ce que Dieu a uni, l'homme ne doit pas le séparer ». Cette expression « contient la grandeur essentielle du mariage et en même temps l'intensité morale de la famille ». L'homme n'a pas d'autre voie vers l'humanité sinon à travers la famille. Et la famille doit être située aux bases mêmes de tout effort afin que notre monde humain devienne toujours plus humain. Personne ne peut échapper à cette sollicitude : aucune société, aucun peuple, aucun système ; ni l'État, ni l'Église, ni même l'individu.

L'amour, qui unit homme et femme en tant qu'époux et parents, est en même temps don et commandement... L'amour est don : « L'amour est de Dieu et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu » (1Jn 4,7). Et en même temps l'amour est un commandement, le plus grand commandement...: « Tu aimeras » (Mt 22,37-39). Obéir au commandement de l'amour veut dire réaliser toutes les obligations de la famille chrétienne. En fin de compte, toutes se réduisent à celle-ci : la fidélité et l'honnêteté conjugale, la paternité responsable et l'éducation. La « petite église » — l'Église domestique — indique la famille vivant dans l'esprit du commandement de l'amour : sa vérité intérieure, son effort quotidien, sa beauté spirituelle et sa force... Si Dieu est aimé au-dessus de tout autre chose, alors l'homme aime et est aimé avec toute la plénitude de l'amour qui lui est accessible. Si l'on détruit cette structure inséparable, dont parle le commandement du Christ, alors l'amour de l'homme se détachera de sa racine la plus profonde, perdra sa racine de plénitude et de vérité, qui lui sont essentielles. Nous implorons en faveur de toutes les familles chrétiennes, de toutes les familles du monde, pour que soit concédée cette plénitude et vérité de l'amour, tel que l'évoque le commandement du Christ.

Comentar este post