DISCIPLES DE JESUS OU SUIVRE JESUS ?

Publicado en por P. Silvio Moreno, IVE

DISCIPLES DE JESUS OU SUIVRE JESUS ?
 
Si quelqu’un veut me suivre… conditionnel : liberté personnelle
Il faut m’aimer plus que…parents, famille, etc… 1ere condition
Il faut porter sa propre croix en me suivant … 2ème condition
Il faut s’assoir et réfléchir avant d’entrer en combat…3ème condition
Conclusion : celui là pourra être mon disciple.
 
Les chrétiens doivent être prêts à tout sacrifier, si le devoir l’exige, à rompre avec les affections les plus légitimes si elles sont incompatibles avec la loi de Dieu.
 
Réfléchissons sur la notion de Disciple et celle de suivre Jésus
 
1. Disciple se dit indifféremment des simples croyants, de ceux qui accompagnent habituellement le Sauveur et des douze apôtres. Mais dans les synoptiques en générale quand les apôtres sont seuls, ils sont désignés sous le nom de disciples.  
 
2. Suivre Jésus peut se dire au sens moral (imitation) et au sens physique (accompagner). Il faut trouver la différence entre imitation et accompagnement. Quand il s’agit des foules qui suivent Jésus ce n’est qu’un acte transitoire et concret: elles le suivent au mont des béatitudes, aux bords du lac, au delà du Jourdain. Mais, dans le plus grand nombre de cas, suivre Jésus se dit, non pas seulement d’une imitation de Jésus ni d’une escorte accidentelle, mais d’une suite effective et persévérante. Ainsi :
 
- Chaque fois que Jésus dit à quelqu’un : suis-moi, cela veut dire pas seulement « crois en moi » ou « imite-moi » ou « observe mes commandements », mais : « Viens avec moi pour vivre de ma vie et partager mon œuvre ». Il y a là une invitation particulière à l’intimité avec Jésus quotidiennement.  
 
-Chaque fois que Jésus donne à quelqu’un le conseil de le suivre ou de venir après lui, il lui ordonne de se détacher des biens, de renoncer à quelque chose et de venir à sa suite. Dans ce sens Mère Thérèse de Calcutta, nouvelle sainte de l’Eglise Catholique, écrivait : «…Nous devons faire le vide de nous-mêmes pour que Dieu puisse nous remplir. Notre de vie de pénitence est une vie de renoncement et de joie, profondément ancrée dans le mystère de la croix et de la résurrection. Nous embrassons avec joie tous les sacrifices que nous rencontrons… Nous vivons un abandon total, une confiance pleine d’amour… et nous faisons un usage fréquent de la pénitence. Nous renonçons à nous-mêmes par le jeûne, l’abstinence et en ayant de la retenue dans notre façon d’utiliser les choses ».
 
-Il lui demande aussi de porter la croix. A propos je vous conseil de lire et méditer la lettre aux amis de la croix écrite par Saint Louis M. Grignon de Montfort. Il résume l’effort de porter la croix en 14 règles dont:
[Ne pas se procurer de croix exprès et par sa faute.]
[Demander à Dieu la sagesse de la croix.]
[S'humilier de ses fautes, sans se troubler.]
[Dieu nous humilie pour nous purifier.]
[Dans ses croix éviter le piège de l'orgueil.]
[Faire profit des petites souffrances, plus que des grandes.]
[Aimer les croix, non d'un amour sensible, mais raisonnable, et surnaturel.][Souffrir toutes sortes de croix, sans exception et sans choix.]
 
     
 
- Chaque fois qu’il appelle quelqu’un, il les engage à réfléchir, à bien peser les difficultés, et à bien se préparer pour le suivre… par un examen de conscience personnel et par un renouvellement de notre désir de suivre le Christ tous les jours de notre vie. En effet cesser de suivre Jésus quand on a commencé à le suivre…ce serait plus grave que de ne l’avoir jamais connu !
 
En conclusion :
 
Chaque fois donc que le monde veut te retenir par ses plaisirs, rappelle-toi la parole du Christ : « Celui qui ne marche pas à ma suite en portant sa croix ne peut pas être mon disciple ».
 
Chaque fois que tu veux t’asseoir, t’installer, te complaire à rester là où tu es, sans plus avancer à la suite du Christ, rappelle-toi cette voix pressante : «  Celui qui ne renonce pas à tous ses biens, ne peut pas être mon disciple ».
 
Chaque fois que tu as envie de te plaindre au Seigneur pour tes tentations, difficultés, preuves et douleurs, rappelle-toi cette voix divine : «  Celui qui ne marche pas à ma suite en portant sa croix ne peut pas être mon disciple ».
 
Qui peut saisir le langage des étoiles
Qui peut surprendre la musique des âmes
Qui saura, d’un cœur assez libre,
Préférer le Maitre et marcher derrière lui,
Parole de vie ?
 
P. Silvio Moreno, IVE

 

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